Chapitre 6 - Le fils prodigue.



Jésus dit encore : Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : Mon père, donne-moi la part de notre fortune qui doit me revenir. Alors le père partagea ses biens entre ses deux fils. Peu de jours après, le plus jeune fils vendit sa part de la propriété et partit avec son argent pour un pays éloigné. Là, il vécut dans le désordre et dissipa ainsi tout ce qu’il possédait. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à manquer du nécessaire. Il alla donc se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs garder les cochons. Il aurait bien voulu se nourrir des fruits du caroubier que mangeaient les cochons, mais personne ne lui en donnait. Alors, il se mit à réfléchir sur sa situation et se dit : Tous les ouvriers de mon père ont plus à manger qu’ils ne leur en faut, tandis que moi, ici, je meurs de faim ! Je veux repartir chez mon père et je lui dirai : Mon père, j’ai péché contre Dieu et contre toi, je ne suis plus digne que tu me regardes comme ton fils. Traite-moi donc comme l’un de tes ouvriers. Et il repartit chez son père. Tandis qu’il était encore assez loin de la maison, son père le vit et en eut profondément pitié : il courut à sa rencontre, le serra contre lui et l’embrassa. Le fils lui dit alors : Mon père, j’ai péché contre Dieu et contre toi, je ne suis plus digne que tu me regardes comme ton fils… Mais le père dit à ses serviteurs : Dépêchez-vous d’apporter la plus belle robe et mettez-la-lui ; passez-lui une bague au doigt et des chaussures aux pieds. Amenez le veau que nous avons engraissé et tuez-le ; nous allons faire un festin et nous réjouir, car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et je l’ai retrouvé. Et ils commencèrent la fête. Pendant ce temps, le fils aîné de cet homme était aux champs. A son retour, quand il approcha de la maison, il entendit un bruit de musique et de danses. Il appela un des serviteurs et lui demanda ce qui se passait.  Le serviteur lui répondit : Ton frère est revenu, et ton père a fait tuer le veau que nous avons engraissé, parce qu’il a retrouvé son fils en bonne santé. Le fils aîné se mit alors en colère et refusa d’entrer dans la maison. Son père sortit pour le prier d’entrer. Mais le fils répondit à son père : Écoute, il y a tant d’années que je te sers sans avoir jamais désobéi à l’un de tes ordres. Pourtant, tu ne m’as jamais donné même un chevreau pour que je fasse la fête avec mes amis. Mais quand ton fils que voilà revient, lui qui a dépensé entièrement ta fortune avec des prostituées, pour lui tu fais tuer le veau que nous avons engraissé ! Le père lui dit : Mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce que je possède est aussi à toi. Mais nous devions faire une fête et nous réjouir, car ton frère que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et le voilà retrouvé ! (Luc 15.11 à 32 - Bible en Français courant)

 

Passons un peu de temps sur cette histoire. Elle met en scène un père, qui représente Dieu et un fils qui représente celui qui est éloigné de Dieu, mais aussi, elle parle des enfants de Dieu qui se sont égarés et qui ont la possibilité de revenir à la maison. J'aimerais juste lancer quelques pistes de réflexion. D'abord, même si la demande du plus jeune fils est saugrenue, il l'a obtenue. Quand nous avons une démarche de foi dans la prière, Dieu honore sa Parole et nous pouvons vivre des exaucements bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer. Maintenant je ne vous conseille pas de demander de devenir riche, cela n'a pas trop réussi à notre jeune homme. Autre piste : Nous avons tous eu une enfance différente. Pour certains d'entre nous elle a été rose et comme le disait un ami : bombardée d'amour. Pour d'autres, dès le plus jeune âge, cela a été un enfer avec des parents violents, alcooliques et/ou abuseurs. Quoi qu'il en soit, si nous sommes loin de Dieu la souffrance et le désespoir nous guettent. La seule possibilité de vivre heureux et d'être guéris de nos blessures se trouvent dans la maison du Père. L'argent, le luxe et la débauche ne pourront jamais offrir ce que l'amour de Dieu nous donne.

 

Enfin, je m'adresse aux parents qui ont des enfants qui sont loin du nid et pour qui ils ont beaucoup d'inquiétude. Si vous les avez aimés et chéris en essayant d'apporter une bonne éducation, ne vous culpabilisez pas s'ils ont « mal tournés ». Gardez l'espoir qu'un jour ils reviendront parce qu'ils auront compris leurs erreurs. Priez avec foi pour leur salut, Dieu veille sur eux et Il n'a pas dit son dernier mot.

 

Luc 15.17 et 18 - Alors, il se mit à réfléchir sur sa situation et se dit : Tous les ouvriers de mon père ont plus à manger qu'ils ne leur en faut, tandis que moi, ici, je meurs de faim ! Je veux repartir chez mon père et je lui dirai : Mon père, j'ai péché contre Dieu et contre toi,

 

Jusqu'où doit-on dégringoler pour se rendre compte qu'il faut que cela change ? Notre jeune homme a fait la douloureuse expérience de l'école de la vie. Ses choix l'ont conduit d'un environnement douillet et affectueux vers le froid glacial de l'indifférence et du mépris. Combien d'entre nous ont cru que le monde nous aimait ? Certains ont servi loyalement un employeur en pensant être appréciés et finalement ils n'étaient qu'un numéro. D'autres ont cru en l'amitié et finalement ils n'étaient entourés que de satellites profiteurs. Notre fils prodigue est désabusé : Où sont ceux qui ont dépensé sa fortune en participant avec lui à cette vie facile ? Même son employeur ne lui donne pas à manger alors qu'il se contenterait de la nourriture des cochons. C'est souvent au plus profond du puits que l'on prend conscience des réalités. Notre jeune homme a commencé à réfléchir sur lui-même. Le constat n'était pas brillant mais le fruit de sa réflexion a été salutaire. Il n'est jamais trop tard pour reconnaître ses erreurs et pour se mettre en route vers la réparation. C'est exactement la signification du mot repentance : Faire demi-tour. Tout le monde fait des erreurs mais ce qui est suicidaire, c'est de persister dans ces mauvaises voies. Prendre la décision de retourner chez son père c'était mettre de côté son amour propre, sa fierté et son orgueil mais le brisement était suffisant pour accepter cela. Mon ami, c'est pour toi que ces lignes sont écrites, reviens à la maison ! Reviens au Père céleste si tu lui as tourné le dos ! Mets de côté ton orgueil afin que tu sois sauvé. Reviens vers ceux qui t'aiment réellement ! 

 

Luc 15.20 et 21 - Et il repartit chez son père. Tandis qu'il était encore assez loin de la maison, son père le vit et en eut profondément pitié : il courut à sa rencontre, le serra contre lui et l'embrassa. Le fils lui dit alors : Mon père, j'ai péché contre Dieu et contre toi, je ne suis plus digne que tu me regardes comme ton fils...

 

Une retrouvaille est toujours un moment de forte émotion mais celle-ci l'est particulièrement. La Bible ne nous dit pas combien de temps la séparation du père et du fils a duré, une chose est sûre, c'est que le père attendait ce jour depuis longtemps. Comment expliquer qu'il a aperçu son fils de loin autrement que par le fait qu'il scrutait l'horizon ? Comment comprendre autrement qu'il n'attendait pas ce jour, comme un espoir secret, en le voyant courir vers son enfant égaré ? Quelle puissance d'amour il a dégagé en le serrant dans ses bras et en l'embrassant, alors que le voyageur devait « transporter » toutes sortes d'odeurs nauséabondes. Non seulement le père l'attendait, mais il l'avait déjà pleinement pardonné pour son geste, plus… son amour de père était resté intact. Cet amour, il l'a manifesté avant même que son fils n'ouvre la bouche.

 

De la même manière, le Père Céleste scrute l’horizon pour voir si tu vas venir ou revenir à Lui car Il t’attend. C’est le bon moment pour prendre la décision de te lever et d’aller vers Lui.

 

Luc 15.28 - Le fils aîné se mit alors en colère et refusa d'entrer dans la maison. Son père sortit pour le prier d'entrer.

 

Toute l'histoire du fils prodigue est assombrie par l'attitude de son frère aîné. Toute la maison est en fête à cause du retour de l'enfant perdu, le père est enfin consolé de ce long moment de chagrin, les choses vont reprendre leur cours normal mais... à cause de la dureté de son cœur et d'un manque de pardon évident, le plus vieux des fils va gâcher cette fête. Comment quelqu'un qui a vu son père autant souffrir peut-il réagir de la sorte ? La seule explication qui me vient à l'esprit c'est que lui-même n'a pas su percer le caractère de son père. Il était complètement aveugle sur l'amour profond qui émanait de sa personne. Combien d'entre nous n'ont pas encore percé le cœur de Dieu ? Combien d'enfants de Dieu se retranchent derrière leur propre justice pour rejeter et condamner le faible ? Il y en a tant qui croient encore en leur propre mérite, que la bénédiction est un dû et qui excluent définitivement tous ceux qui s'égarent. La grâce, la grâce mes amis ! Nous avons besoin d'expérimenter la grâce, de comprendre que personne, non personne, ne mérite l'amour de Dieu. Le Seigneur Jésus nous a expliqué ceci : Celui a qui on a beaucoup pardonné aura beaucoup d'amour. Si nous ne prenons pas conscience de notre propre besoin de pardon et de l'immensité de la grâce de Dieu à notre égard, nous aurons le cœur sec, plein de colère et d'amertume. Finalement nous attirerons la colère de ce Père d'amour parce qu'Il se tiendra toujours du côté du faible repentant. Mes amis, ne gâchons jamais la fête qu'il y a au ciel quand un égaré revient à Dieu, au contraire soyons sublimé par tant de grâce et d'amour et par la puissance de consolation, de guérison et de délivrance qui habite notre Père de gloire.  


Après la lecture de ces trois derniers chapitres, tu sais que Dieu t’aime d’un amour inconditionnel, qu’Il t’a choisi et qu’Il t’attend. C’est le bon moment pour prendre une décision afin que tu puisses vivre ta réelle destinée et le pourquoi tu es né.

 

Tu peux maintenant parler à ce Père d’Amour et lui dire avec tes propres mots, une prière similaire à celle qui suit :

 

Père d’Amour,

 

Je viens de lire ces lignes qui parlent de toi. Il semblerait que tu me connaisses et que tu t’intéresses à ma vie.

 

J’ai le désir de te connaître. De vivre une relation avec toi. Je veux te confier ma vie, mon destin. Je crois que Jésus a été cloué sur la croix pour que je sois pardonné de tous mes péchés. Je crois aussi qu’il a porté ma honte, ma culpabilité, ma souffrance, mes maladies. Aussi, je te demande pardon pour toutes mes fautes et mes erreurs (tu peux les énumérer).  Viens dans ma vie Seigneur et je t’en prie, change-la.  Viens Jésus, j’ai besoin de toi. Viens Saint-Esprit, je t’en prie console-moi et guéris-moi. Merci Père d’Amour car tu m’acceptes tel que je suis. J’ai prié au nom de Jésus.

 

Si tu as fait cette prière, sache que Dieu t’a entendu et qu’aujourd’hui même, Il t’accepte pleinement comme son enfant.

 

Nous allons aborder maintenant ce que signifie le pardon qui t’a été accordé.